Les membres de l’association PFA défendent la prise en compte de 5 points fondamentaux au moment de la négociation avec le directeur de production ou la production :

 

  • Salaire minimum syndical.

  • Mise à disposition du matériel.

  • Prépa, Editing, Retouche

  • Droits d’auteurs.

  • Indemnisation

 

  • SALAIRE MINIMUM SYNDICAL

 

Les salaires minima journaliers dit « tarifs extra » s’appliquent pour tout engagement d’une durée inférieure à 5 jours consécutifs dans la même semaine civile.

Le tarif semaine n’est pas divisible par 5.

Nous ne sommes pas concernés par l’Annexe II car nous n’avons pas d’heure d’équivalence.

 

Pour les engagements à la journée ou en extra, le nombre d’heures d’engagement minimal est de 7h. Les 7 premières heures sont majorées à 25% du salaire horaire de base, les heures suivantes sont majorées à 50% du salaire horaire de base, et au-delà de la 10ème heure, elles sont majorées à 100% du salaire horaire de base. La majoration spécifique de 100% pour les heures effectuées au-delà de la 10ème heure de tournage s’applique notamment pour les engagements à la semaine, sachant que selon l’article 36 de la convention, le cumul de toutes les majorations ne peut pas conduire à une majoration au-delà de 100% de l’horaire de base.

Le nombre d’heures de l’engagement à la journée ne peut être inférieur à 7 heures.

 

La facturation n’est pas légale dans la convention du cinéma, les charges patronales et salariales sont donc prises en compte lors d'éventuelles factures en convention USPA, pour éviter la concurrence déloyale.

 

 

  • MISE A DISPOSITION DU MATERIEL

 

Tout comme pour les cadreurs, machinistes, électriciens, accessoiristes… s’ajoute ce qu’on appelle dans le cinéma la « Bijoute ». 


Dans notre cas elle correspond à la mise à disposition du matériel photographique sur le plateau de tournage ainsi que l’espace bureau, le matériel informatique et les logiciels nécessaires au développement et traitement des images.


La liste du matériel (valeur d’achat et numéros de séries) est envoyée à la production qui la prend en compte dans l’assurance du film.

Le tarif est de 100 à 400€ par jour, négociable en fonction du nombre de jour présent sur le tournage. Cette somme est soit facturée à la production soit ajoutée sur la fiche de paye du salarié.

La production si elle le souhaite peut décider de fournir le matériel nécessaire au photographe pour le tournage en passant par un loueur. A titre d’indication la location d’un boitier nu est entre 140€ et 250€/jour, et d'un objectif 50€/jour.

Pour pouvoir suivre l’évolution du matériel camera et sa sensibilité à la lumière sur les tournages de moins en moins éclairés, nous renouvelons notre matériel régulièrement contrairement à l’époque argentique où un boitier durait une vie.

 

 

  • « PREPA », EDITING, RETOUCHES

 

 - Une heure de « prépa » qui correspond au transfert et back-ups, comme les D.I.T. managers et ingénieurs du son, est effectuée en fin de journée.

- L’Editing, pré-étalonnage : 2h par jour ou 1 jour payé pour 4 jours de tournage.

- Retouches effectuées sur devis après la validation des acteurs, exécutées soit par le photographe soit par un retoucheur externe.

 

 

  • DROITS D’AUTEURS

 

Le tarif journalier ne comprend pas les cessions de droits pour la promotion du film. Il est donc important de négocier en amont avec la production et/ou le distributeur plusieurs éléments qui seront stipulés sur le contrat de cession de droits d’auteurs :

 

  • L’exploitation des photos pour la promotion du film pour la presse, internet, Tv. La cession de ces droits, peut être de 150 à 400 euros par jour,en fonction du nombre de jours de tournage.

  • L’utilisation éventuelle d’une ou plusieurs images de photos de plateau pour l’affiche du film se situe entre 3 000 et  10 000 euros (facture AGESSA) en fonction du budget du film.

 

Il est possible de négocier un tarif qui englobe ces deux cas de figure, qui est payé avant la fin du tournage et non à la sortie du film.

 

 

  • INDEMNISATION

 

L’indemnisation des transports s’effectue selon le droit commun : remboursement des tickets de transport en commun, ou de la moitié de l’abonnement aux transports en commun.

Quand le tournage se déroule au-delà de 50 km de la résidence du technicien, ou d’une porte de Paris quand le tournage est parisien, les voyages, hébergements et repas sont à la charge de la production.

 

 

Liens vers documents à consulter :